Les publications du Mémorial

Le Frontstalag 122 d'hier à aujourd'hui (livre-disque)

Edité en février 2013, 55 pages, 15€.

A l’occasion de son 5 anniversaire, le Mémorial a édité sa 10 publication. A la différence des précédents ouvrages, celui-ci  est plus un « livre-objet » qu’un livre de poche.

Il se compose d’un livret dans lequel sont reproduits de nombreux documents d’archive issus des collections du musée ou de documents prêtés par les familles des internés.

En plus d’être un rappel historique de ce que fût le Frontstalag 122, second camp d’internement  de France après Drancy durant l’Occupation, ce nouvel ouvrage met en lumière le Mémorial et offre un aperçu de ses enjeux et missions.

Enfin, le bonus de ce livre se trouve en son CD, sur lequel figure la Symphonie Mémorielle, œuvre de seize minutes en trois parties, spécialement composée pour l’inauguration du site le 23 février 2008 par Jonathan Grimbert-Barré.

10 ans en 1940
de Claude Du Granrut

Edité en octobre 2012, 110 pages, 15€.

Claude, la narratrice, a 10 ans en 1940. Comme Anne-Marie et Antoine. Ces trois amis connaîtront les épreuves et les drames de la Seconde Guerre Mondiale : la drôle de Guerre, l’exode, le choc de la défaite, l’humiliation de l’occupation par l’armée allemande.

La vie ne peut plus être comme avant : restrictions alimentaires, couvre-feu, mesures contre les juifs, service du travail obligatoire (STO), premiers actes de résistance, premières arrestations...

Leur amitié leur permet de faire front devant les drames personnels : la mère d’Anne-Marie est arrêtée et condamnée à la déportation ; les parents de Claude arrêtés par la Gestapo sont eux aussi déportés, de même que le père d’Antoine arrêté par la milice comme juif.

Le bilan sera lourd : le père de Claude, celui d’Antoine ne reviendront pas.
À la joie de la victoire et du retour des mères d’Anne-Marie et de Claude se mêlera le sentiment d’avoir dû grandir trop vite, mais grâce à leur amitié, d’être sortis renforcés de leurs épreuves.


Claude du Granrut, née de Renty, pupille de la Nation, diplômée de l’institut d’Études politiques de Paris et de Mount Holyoke College, USA, a fait une carrière de fonctionnaire au Ministère du Travail puis comme Magistrat des Cours Administratives d’Appel.
Élue Conseillère Municipale de Senlis en 1977,elle en devient première adjoint en 2003. Conseillère puis Vice-présidente du Conseil Régional de Picardie, elle est désignée par le Gouvernement pour siéger au Comité des Régions de l’Union Européenne lors de sa création en 1994. Elle a cessé tous ses mandats en 2010.

Lycéen Résistant, 1942-1944
d'André Bessière

ZoomEdité en Avril 2012, 150 pages, 15€.

André Bessière n'a que 13 ans lors de la déclaration de guerre en septembre 1939.

En juin 1940, sur les routes de l’exode, il voit son premier mort.

L’appel à la Résistance lancé de Londres par un général refusant la capitulation en fait un gaulliste.

De retour à Paris, il supporte mal le poids de l’Occupation et se joint au rassemblement des étudiants et lycéens le 11 novembre 1940 à l’Arc de Triomphe.

En décembre 1941, il vient de fêter ses 15 ans lorsque, recruté par le Mouvement Libération Nord, il entre dans la Résistance.
Dès lors, études et préparation du bac à lauréat s’interpénètrent avec ses missions.

Sa vie de lycéen résistant le confronte à des situations qui l’amènent à deux tentatives de franchissement des Pyrénées pour rejoindre les Forces Françaises Combattantes en Afrique du Nord.
Si la première, bien qu’elle échoue, n’a pas de conséquences dramatiques, la seconde se termine en cellule à la citadelle de Perpignan.

Il quitte cette prison pour le camp de Royallieu à Compiègne d’où, le 27 avril 1944, il fait partie d’un convoi de quelque 1700 détenus enfournés à 100 par wagon en partance vers l’inconnu.

Il a 17 ans…

Les femmes aussi
de Pierre Soullard

Edité en mai 2011, 110 pages, 15€.

La Résistance ne fut pas la seule affaire des hommes. La participation des femmes y fut essentielle. Sans elles, la Résistance n’aurait pu exister. Elles en payèrent le prix. Prison, torture, déportation, peine capitale, aucun régime de faveur ne leur fut accordé. Malgré tout, l’engagement des femmes fut largement passé sous silence. À l’exception de quelques grandes figures au parcours emblématique, la postérité oublia l’immense majorité d’entre elles.
 
L’association Souffler n’est pas jouer a souhaité mettre en lumière cette face cachée de la Résistance. Elle a chargé Pierre Soullard de retrouver la trace des femmes qui luttèrent en Picardie.

Le lecteur retrouve dans cet ouvrage le texte de la lecture-spectacle, l’inventaire des 285 résistantes picardes relevées à ce jour par Pierre Soullard, ainsi qu’un recueil de témoignages enregistrés par Hélène Cœur et insérés dans le livre sous la forme d’un Cd audio, et des photographies de Luis-Ernesto Pérez réalisées lors de leurs rencontres avec quatre de ces résistantes.

Compiègne-Royallieu
Un camp, dans ma ville
des élèves de seconde du lycée Pierre d'Ailly

Edité en Juin 2011, 164 pages, 15€

Edité en juin 2011, 160 pages, 15€.

Fruit d’un travail prodigieux, mené sur deux années scolaires par les élèves, ce livre est publié dans le cadre d’un partenariat entre le Lycée et le Mémorial de l’Internement et de la Déportation.
 
Cette brillante idée provient de Madame Bénédicte Shawky-Milcent, professeur de Français, qui proposa, en mai 2010, à ses élèves de composer sur le sujet suivant :
« En quoi le travail de l’historien et celui de l’écrivain diffèrent-ils et se complètent-ils dans la transmission du passé ? »
 
Les lycéens, avec le soutien constant de leur enseignant, ont tout d’abord étudié plusieurs œuvres littéraires comme Dora Bruder de Patrick Modiano, et visionné le film « Nuit et Brouillard » d’Alain Resnais, avant de visiter le mémorial et rédiger par la suite un texte plus personnel sur leur découverte du camp de Royallieu - certains d’entre eux ayant assisté à la représentation théâtrale de l’Orchestre en Sursis  de Pierrette Dupoyet, ou encore rencontré un témoin-déporté André Bessière - toutes ces étapes les transformant alors en « gardiens de la mémoire ».
 
Telle est l’implication de ces jeunes adolescents qui nous offrent aujourd’hui, à travers ce recueil de 164 pages, des textes poignants, des émotions partagées et des histoires personnelles inédites…
 
Un camp dans ma ville est un ouvrage réunissant plus d’une centaine de textes et citations minutieusement sélectionnés par Mesdames Shawky-Milcent, Anne Lehodey – Directrice Adjointe du Mémorial – et Laëtitia Perrier – assistante de direction.

Nous avons survécu. Enfin je parle
de Léon Malmed

Edité en novembre 2010, 225 pages, 22€.

Le Mémorial publie ici son cinquième ouvrage, un récit autobiographique, et une histoire à la fois tragique et extraordinaire.
 
Léon Malmed assiste impuissant, alors qu’il n’a que quatre ans et demi, à l’arrestation de ses parents par la gendarmerie française. Ils habitaient Rue St fiacre, à quelques pâtés de maison du camp de Royallieu.
 
Chana et Srul Malmed sont internés à Drancy puis déportés à Auschwitz où ils décèderont. Leurs enfants seront sauvés de justesse par leurs voisins de palier, Henri et Suzanne Ribouleau, qui décident en un instant, sans penser aux risques qu'ils prenaient, d’accueillir Léon et sa sœur Rachel, âgée de sept ans. Cet acte si courageux et si naturel les a conduits à devenir des "Justes", honorés au mémorial de Yad Vashem à Jérusalem.
 
Léon Malmed raconte également sa vie d’après, lorsqu’il a compris que ses parents ne reviendraient pas, son départ pour les Etats-Unis et sa quête difficile du bonheur.

Ce témoignage est particulièrement concret et émouvant. Il rend hommage à une famille chrétienne, les Ribouleau, Justes parmi les Nations, avec réalisme et amour.

Le gué du dire
des élèves du collège Claude Debussy

Edité en Juin 2010, 131 pages, 18€.

Transmettre la mémoire de la seconde guerre mondiale, autour de la figure d’un poète, Robert Desnos, à des adolescents d’aujourd’hui, ancrés dans l’éphémère et réticents à toute forme d’écriture était un pari risqué. C’est pourtant celui que nous avons tenté, deux années durant, avec une classe de 4e que nous avons suivie en 3e.

Nous étions trois à nous lancer dans cette folle aventure, Jean-Jacques Nguyen, réalisateur, à l’initiative de ce projet, Julie Autrusseau, professeur d’histoire-géographie et moi-même, Pascale Martin, professeur de français et écrivain.

J’avais déjà travaillé comme auteur sur l’histoire du camp d’internement de Royallieu et je connaissais deux des intervenants qui sont venus rencontrer la classe, André Bessière, résistant et compagnon de déportation de Robert Desnos et Léon Malmed, enfant juif, caché par une famille de Justes de Compiègne pendant toute l’Occupation.

André et Léon, habitués l’un comme l’autre à témoigner en milieu scolaire et conscients que la transmission aux jeunes générations est un gué difficile à franchir, mais indispensable pour ceux qui se soucient de contribuer à bâtir un monde meilleur et de tirer des leçons du passé, ont accepté aussitôt de se joindre à nous.

Par-delà les ténèbres
de Mihran Mavian

Edité en Avril 2010, 163 pages, 18€.

L’épopée, dans un combat inégal, de l’humain contre la barbarie.

Le récit de Mihran Michel MAVIAN, déporté, rescapé du ‘convoi des Tatoués’.

Emprisonné à Fresnes puis détenu au camp de Compiègne-Royallieu, il est envoyé à Auschwitz le 27 avril 1944. Miraculé, il est expédié à Buchenwald puis au camp d’extermination de Flossenbürg.

L’importance qu’il donne dans le récit, aux rencontres dans les camps avec ses compatriotes arméniens, arrêtés en France ou officiers et soldats de l’armée soviétique, traités en tant que Russes avec une extrême cruauté, en fait un témoignage rare.

Libéré par l’armée américaine en Avril 1945 pendant les marches de la mort, MAVIAN disait « Avril 1945, une deuxième naissance », il aurait pu parler de troisième naissance puisque, en 1915, à l’âge de 15 ans, il avait survécu au génocide des Arméniens.

Le récit d’origine, écrit en arménien, publié en 1976, a été traduit par sa fille avec de nombreux temps de pause, nécessaires pour surmonter l’émotion accumulée au fil de ces pages de souffrance et d’horreur et de solidarité entre frères de captivité.

Pour Mano qui n'est pas rentré
de Catherine Vaillant

Edité en Avril 2009, 167 pages, 20€.

Avez-vous reçu la carte de Mano, annonçant son départ pour destination ? Allemagne sans doute.
Ils sont partis tous ces hommes, dans un convoi de 2000, pleins de courage et d’espoir, il y aura 15 jours demain, c’est-à-dire le 17 au matin ; et le 15 nous avions eu une visite, où nous avons eu le bonheur de nous embrasser. Il était très bien.
Depuis, il en est parti beaucoup d’autres, le camp se vide.
Aujourd’hui, ou plutôt demain, c’est notre tour, toutes les prisons se vident, nous sommes environ 1200 femmes de tous pays, toutes conditions, c’est inimaginable, tous ces mélanges, mais aussi, quelle fraternité !

Où allons-nous ? mystère, mais très probablement en Allemagne.

Le camp de Royallieu (1941-1944). De l'histoire au Mémorial
de Christian Delage

Edité en février 2008, 192 pages, 23€.

Ce livre reprend le texte et les documents présentés dans le parcours historique du Mémorial. Y sont adjoints des textes de présentation de la Maîtrise d'ouvrage: Philippe Marini, Laurence Miroux
et de la Maîtrise d'oeuvre du Mémorial: Bruno Badiche, Jean-Jacques Raynaud, ainsi que cinq contributions historiques rédigées par des experts du domaine: Gaël Eismann, Thomas Fontaine, Beate Husser, Anne Grynberg et Pieter Lagrou.