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La Croix-Rouge française de Compiègne - 150 ans d'engagement au coeur des conflits

En 2011, la Croix-Rouge de Compiègne redécouvre son patrimoine par hasard en déménageant vers de nouveaux locaux. Dans son grenier était caché un trésor inestimable : documents d’époque, meubles, équipements médicaux, etc, racontant la grande histoire de la Croix-Rouge à Compiègne de 1867 à aujourd’hui.

Cette année la Croix-Rouge française célèbre ses 150 ans. A cette occasion, le Mémorial, en partenariat avec la délégation Compiégnoise, a décidé de participer à cet évènement en réalisant une exposition dont l’objectif est de montrer l’engagement de l’unité locale, quatrième antenne française à avoir été fondée.

La présence de la Croix-Rouge de Compiègne au camp de Royallieu était indispensable pour les internés. Les archives du Mémorial témoignent du soutien apporté par ces hommes et ces femmes engagés auprès d’eux. Les documents de Mme Germaine Pourvoyeur-Bouvard, assistante sociale au camp, nous aident à mieux comprendre les missions aussi variées que risquées de la Croix-Rouge durant la Seconde Guerre Mondiale.

Les liens forts entre la Croix-Rouge de Compiègne et le Mémorial ont permis à cet incroyable fonds d’être conservé et valorisé afin de transmettre les valeurs d’Humanité, d’Universalité et de Volontariat de la Croix-Rouge aux générations futures.

Exposition du 18 octobre 2014 au 30 juin 2015

Redécouverts- Documents témoignages du camp de concentration de Holzen

Témoignages en provenance de Holzen
Documents redécouverts en provenance d’un camp de concentration oublié

En juin 2012, un habitant relativement âgé de Celle a remis au Mémorial concentrationnaire de Mittelbau-Dora une découverte extraordinaire : un cahier qu’il avait trouvé en avril 1945 dans son jardin ouvrier, juste après le massacre qui avait eu lieu à Celle. Ce cahier contenait environ 150 portraits de prisonniers, des documents manuscrits ainsi que le journal d’un détenu du camp de Holzen, rattaché au camp de concentration de Buchenwald.

Pendant 67 ans, on a cru ces dessins et ces documents disparus, ils ont à présent ressurgi. Les dessins, parmi lesquels figurent 130 portraits de détenus, sont en majeure partie dus au combattant de la Résistance française Camille Delétang (1886-1969), qui a survécu au camp et devint après la guerre président de l’Association Nationale des Anciens Combattants.

Camille Delétang a remis sa collection début avril 1945 au médecin-détenu français, le Dr Armand Roux (1886-1960), au cours de la marche de la mort de Holzen vers Bergen-Belsen. Roux, qui avait également été déporté pour avoir résisté à l’occupant allemand, glissa les dessins avec les documents de l’infirmerie des malades qu’il conservait et le journal évoqué ci-dessus dans un cahier, qui lui fut arraché par un codétenu durant le massacre de Celle le 8 avril 1945. Celui-ci a dû les jeter dans un jardin ouvrier, où ils furent trouvés par l’Allemand de Celle.

Que les dessins et documents soient soudain réapparus est en soi déjà sensationnel. Mais cette découverte s’avère d’autant plus impressionnante qu’il existe déjà des informations détaillées sur l’artiste et ses relations avec des prisonniers polonais. Ceux-ci étaient majoritaires dans le système des détenus de fonction à Holzen et formaient avec les Français des groupes de résistance. Dans ces groupes, outre les Polonais Kazimierz Tyminski, l’artiste Mieczyslaw Lurczynski et le futur directeur-adjoint du Mémorial d’Auschwitz Jan Chlebowski, figuraient aussi Georges Navet de Vichy (né en 1891), un proche parent du Général de Gaulle. Il décédera le 30 mars 1945 à Holzen.

Après leur libération, autant Camille Delétang qu’Armand Roux rédigeront des témoignages sur leur détention au camp de Holzen et sur la marche de la mort vers Bergen-Belsen. Ils évoqueront également la perte des dessins, dont ils pensaient que la majeure partie était perdue. Seuls 40 portraits, principalement de détenus polonais, que Delétang avait confié avant la marche de la mort à son codétenu Kazimierz Tyminski, ont été préservés. Tyminski les remit en 1970 au Mémorial d’Auschwitz. Avec les dessins réapparus de Celle, la collection des oeuvres de Delétang est dorénavant au complet.

En raison de l’importance extraordinaire de la découverte et de sa transmission très dense, les témoignages retrouvés du camp de Holzen seront présentés dans une exposition itinérante avec des informations complémentaires sur le camp, sur le massacre de Celle et des informations biographiques sur Delétang et le Dr Roux, ainsi que sur quelques-uns des détenus dont le portrait a été réalisé. Une partie de l’histoire du camp et les informations biographiques seront accessibles grâce à des bornes multimédia et présentées au public (témoignages de survivants enregistrés, interviews sur vidéo de témoins, etc.). De plus, un livre d’accompagnement paraîtra qui, outre un choix de ces dessins et documents, comportera des essais scientifiques sur l’histoire du camp de concentration de Holzen, sur le massacre de Celle et sur le classement en histoire de l’art des « dessins de détenus » dans la catégorie des sources.

L’inauguration de l’exposition qui est placée sous le parrainage du Comité pour la coopération franco-germano- polonaise (« Triangle de Weimar ») a eu lieu le 12 avril 2013 en présence d’anciens détenus au Mémorial du camp de concentration de Mittelbau-Dora.
Compiègne est la première ville de France à la recevoir

Exposition du 5 avril au 21 septembre 2014

Regards croisés - Auschwitz Oświęcim
Photographies de François Wehrbach et Emmanuel Berry

Emmanuel Berry
Dès lors que l'on tente de photographier l'indicible, ou même, et surtout, ses contours, la question de la représentation du visible se pose. "C'est en silence que je me suis rendu à Oswiecim, je venais de quitter Cracovie, une ville sans doute romantique, aux couleurs variées. Je ne sais pas ce qui pousse un photographe à se rendre aux frontières du visible ; en tout cas, il s'agit bien précisément pour ma part d'une quête où la photographie se révèle à nouveau peu à peu, se glissant obstinément là où on la rejette. Sincères sans être fragiles, les images se fabriquent presque d'elles mêmes. Je le pense. Après avoir cherché quelques fantômes oubliés, calmement je me suis accordé plusieurs jours de répit dans ces « alentours » où la lumière excelle dans son rôle de manière immuable, comme partout ailleurs. J'ai donc photographié ces à-côtés sereinement, là où le gris reste vert, bleu et doux à la fois."

François Wehrbach
« Les quarante vues que vous allez découvrir ont été réalisées le 09 janvier 2005 à l’occasion d’un voyage organisé par la municipalité de Montreuil-sous-Bois. Pour cette occasion, deux témoins ayant été déportés à Auschwitz accompagnaient un groupe de soixante dix personnes. Ces deux témoins étaient Monsieur Léon Zyguel et Monsieur André Berkover.
Monsieur Léon Zyguel
Déporté à l’âge de 15 ans sur ordre de Monsieur Maurice Papon le 26 août 1942 depuis le camp de Mérignac. Il part par le convoi n°35 le 21 septembre 1942 avec son frère Maurice, sa soeur Hélène et son père Aaron, et passe 3 ans en déportation. Rapidement leur père, très épuisé, ne résiste plus, un soir pendant un appel, les trois hommes se disent au revoir, les 3 savent qu’ils ne se reverront plus, il va être gazé. Léon revient à Paris le 1er mai 1945, jour de ses 18 ans, après avoir été évacué d’Auschwitz et libéré à Buchenwald. Depuis 1995, il témoigne et parle de cette déportation. Durant notre journée à Auschwitz, sur la rampe, Léon montre la commande de l’aiguillage des rails et dit : « La sélection c’est ça, c’est ici… »
Monsieur André Berkover
Avec sa mère Sophie, ils sont arrêtés par la police française après avoir été dénoncés par des voisins. Ils sont déportés avec Guy, qu’ils ont retrouvé à Drancy, par le convoi n°76 le 30 juin 1944. Leur mère Sophie est gazée dès l’arrivée à Auschwitz. André et Guy sont tatoués et partent travailler à la Buna, usine proche du camp d’Auschwitz III. Le 18 janvier 1945 André dit au revoir à Guy qui trop faible restera au ravier d’Auschwitz II. André est évacué, il réussit à s’enfuir durant la marche nommée plus tard « les marches de la mort ». Rapatrié, il rentre seul à Paris le 11 mai 1945 où il retrouvera sa soeur Renée et son père Benjamin qui n’avaient pas été déportés. Depuis 1995 il témoigne dans les collèges, les lycées, les mémoriaux, à Drancy et a accompagné à plusieurs reprises des voyages à Auschwitz.

Exposition du 19 octobre 2013 au 23 mars 2014

Des polythechniciens dans la Résistance

Ce qu’on appelle « communauté polytechnicienne », réputée soudée, réunit l’ensemble des élèves (environ 7000 en âge de combattre en 1940), tous passés par l’internat de la prestigieuse école. S’ajoutent 1500 élèves en cours d’étude en 1940-1943. Durant la guerre, certains devenus officiers de carrière choisirent de rejoindre la Résistance.

De plus, leur formation scientifique et technique prédispose beaucoup d’entre eux à exercer comme hauts fonctionnaires ; les élus locaux ont souvent eu une attitude de résistance passive ou active, malgré les conditions très difficiles et les dangers.

Enfin, l’âge des engagés a joué un rôle non négligeable dans l’acceptation de la clandestinité, de la lutte armée, et de ses risques mortels. Le comportement des plus jeunes est particulièrement intéressant.

Malgré les engagements de certains polytechniciens hauts fonctionnaires dans la collaboration avec l’occupant, malgré l’attentisme d’autres, on trouve des polytechniciens dans tous les secteurs de la Résistance, tant extérieure (Forces Françaises Libres) qu’intérieure (FFI, BCRA) , et au moins 250 d’entre eux ont sacrifié leur vie dans les campagnes d’Afrique, d’Italie, de France et d’Allemagne, dans des maquis, face au peloton d’exécution ou dans l’enfer des camps de concentration, dont certains sont passés par le camp de Compiègne.

Ceux-là ont voulu agir, ont refusé de se résigner. Les valeurs humaines et républicaines qu’ils défendaient restent actuelles.

Exposition du 13 avril au 22 septembre 2013

Internés à Royallieu, résistants à Compiègne - Les collections du Mémorial

Depuis sa création en 2008, le Mémorial de l’Internement et de la Déportation est devenu le lieu privilégié où se réfèrent les anciens déportés et leurs familles. En effet, nombre d’entre eux nous sollicitent chaque jour afin de connaître le destin d’un proche parent passé par le camp de Royallieu.

Parallèlement, le Mémorial est dépositaire d’une importante et riche collection (documents officiels, effets personnels, lettres, objets…) constituée grâce à la confiance des familles. C’est en décryptant et en analysant ces extraordinaires documents que la recherche peut avancer un peu plus chaque jour,  tant pour comprendre le parcours des internés que l’histoire du camp de Royallieu.
 
Cette exposition est le résultat de recherches approfondies à travers :
- de nombreux ouvrages (biographiques, historiques)
- les archives départementales de l’Oise (archives de la Préfecture de l’Oise, de la sous-préfecture de Compiègne, de la Police, fonds privés Xavier Leprêtre et Jean-Pierre Besse…)
- et l’ensemble du fonds documentaire du Mémorial.

Elle a permis de mettre à jour des informations inédites et précieuses, à la fois sur le fonctionnement du camp, la vie quotidienne des internés, et leurs liens avec les compiégnois qui vivaient à proximité du camp de Royallieu. Dans le même temps, ce travail a permis d’approfondir certaines pistes de recherche, et d’orienter la réflexion vers de nouvelles directions.

L’Histoire de Royallieu est encore en train de s’écrire…

Exposition du 22 septembre 2012 au 24 mars 2013

Les convois des 45000 et des 31000, des Résistants à Auschwitz

 Le Mémorial a choisi d’évoquer deux convois de communistes résistants, déportés depuis Compiègne vers Auschwitz en juillet 1942 et janvier 1943, l’un composé de 1175 hommes (les « 45000 ») et l’autre de 230 femmes (les « 31000 »), appelés ainsi en raison de la série de numéros matricules attribués à Auschwitz.
Seuls 10% des hommes et 20% des femmes en reviendront.
 
Cette exposition présente, outre des panneaux didactiques détaillés, des objets et documents originaux inédits prêtés par les familles, ainsi qu’une vidéo sous forme d’interview de deux "45000", Lucien Ducastel et Fernand Devaux (en partenariat avec l'Association Mémoire Vive et Marc Tavernier).

Une journée de commémoration du 70ème anniversaire du départ du convoi des 45000 a été organisée le 7 juillet 2012, qui a réuni plus de 200 participants, majoritairement des déportés et leurs descendants. 

Retrouvez les informations sur les déportés de ces convois sur les sites :
http://www.memoire-vive.net/
http://politique-auschwitz.blogspot.fr/

Exposition du 7 avril au 2 septembre 2012

Les femmes Résistantes en Picardie


Exposition "les femmes résistantes en Picardie"

Conception graphique : Céline CAZORLA (www.lacabezaloca.com)

En 2008, Souffler n’est pas jouer, troupe de théâtre amateur de Crisolles, fait appel à Pierre Soullard, comédien et auteur dramatique, qui propose à l’Association de faire un travail de mémoire sur la Résistance des femmes en Picardie. L’association valide le projet et commence alors un long travail d’enquête. Durant deux ans, Pierre Soullard va rechercher ces témoins clés, les rencontrer, les interviewer. Les fruits de ces rencontres lui donneront la matière pour écrire le spectacle « les femmes aussi ».
 
Le Mémorial s’est associé à ce projet depuis plus d’un an, en décidant de publier le texte de Pierre Soullard, ainsi que le résultat de ses recherches. L’ouvrage est un livre-CD, intitulé également « les femmes aussi ». On y retrouve, entre autre, l’histoire de Jeanne Cayeux-Baduel, Compiégnoise, témoin impuissante de la mort de son père sous les coups de la Gestapo.
 
Ce travail collégial s’est poursuivit avec la création de l’exposition « les femmes résistantes en Picardie », visible au Mémorial jusqu’au 18 mars 2012, qui met enfin en lumière l’importance de leur rôle dans la Résistance pendant le second conflit mondial.
Sans elles, pas de nourriture pour les maquisards ! Sans elles, que serait-il arrivé aux aviateurs alliés tombés sous les bombes allemandes ?
Des jeunes filles d’apparence innocentes, mais de redoutables agents de liaisons !
Cette exposition tiens lieu d’hommage et de reconnaissance de leurs actes courageux, qui ont conduit certaines à la mort.
 
Du spectacle (20 comédiens sur scène, décors et son, mise en scène de Didier Perrier, récemment présenté à l’Espace Jean Legendre) est née une lecture-spectacle pour les représentations plus intimistes sans décor particulier, ni musique, ni chorégraphie. Une simple lecture déambulatoire qui, dans les salles du Mémorial, prend corps et sens.
Au vu du succès des journées du patrimoine 2011 et à la demande du public, Souffler n’est pas jouer a effectué une quatrième et dernière représentation le vendredi 27 janvier dernier.


livre-CD en vente :  "les femmes aussi" édité par le Mémorial
Texte : Pierre SOULLARD
photographies : Luis-Ernesto PEREZ
prise de son/montage/mixage : Hélène CŒUR

Interview sur Graf'Hit FM du 18 février 2012 :

"Témoigner de ces vies" de Francine Mayran

Des peintures au service de la mémoire

Des peintures écho de toutes les mémoires, tant de ceux qui ont disparus que de ceux qui en sont revenus


Francine Mayran, psychiatre et peintre sculpteur, est née à Strasbourg en 1958.

« Un travail de mémoire » à travers 75 peintures à l'huile et des céramiques, pour transmettre une réflexion sur les traces indélébiles de la déportation. Des peintures au service de la mémoire, pour transmettre la mémoire de ceux qui ont disparu et de ceux qui sont revenus.

Des peintures pour porter la mémoire, Non pas pour transmettre de la haine, Mais pour servir de vigie et trouver l’espoir.

Pour voir le nouveau film réalisé autour de cette exposition, cliquez sur ce lien :
http://www.youtube.com/watch?v=jRhi7OsVyec

Le dossier presse: http://fmayran.com/uploads/DOSSIERPRESSE-PEINDRE-LA-MEMOIRE.pdf

 Pour visionner le film réalisé autour des vernissages de ses expositions de peintures en BELGIQUE, des expositions d'art et de commémoration, qui ont lieu depuis mai jusqu'au 4 septembre 2011, cliquez sur ce  lien : http://youtu.be/1r32KVX5Vcw
 
Ces expositions "Un chemin de mémoire" et "Témoins passifs, témoins coupables?" ont relié le Fort de BREENDONK, le musée Juif de la déportation et de la résistance de MALINES et la ville de BOORTMEERBEEK (lieu de commémoration du convoi XX).
 
Des images pour ressentir l'atmosphère émouvantes des vernissages en présence de survivants belges du convoi XX.
Un film pour s'opposer à l'indifférence, éviter l'oubli et éveiller les consciences face à d'autres génocides.
D’autres projets se mettent en place, pour tracer de lieu en lieu un chemin de mémoire partagée, avec entre autre le Luxembourg ( gare de Hollerich), deux expositions avec les tsiganes sur Strasbourg et Nancy et un projet avec le Conseil de l'Europe, sur la transmission de la mémoire.

Au travers du parcours européen de l’exposition, Francine MAYRAN voudrait sensibiliser au danger de l’intolérance, de la soumission passive à une idéologie. Elle espère pousser la jeunesse à rester en éveil face aux prémisses d’autres génocides, renforcer les solidarités, refuser la haine et reconnaitre la valeur humaine de chaque individu.

Exposition du 12 février au 4 septembre 2011

42 152 - La Racine perdue , le Père de mon père

Il s'agit d'une œuvre réalisée par Cyril de Commarque, petit-fils de Gérard De Commarque, déporté résistant, arrêté en Dordogne en 1943, interné au camp de Royallieu, puis déporté à Buchenwald, où il est décédé en février 1944.
 
"42 152 " (le numéro de Matricule à Buchenwald de Gérard de Commarque) porte comme concept fondamental que la mémoire est comme un arbre, morte ou vivante, et que les disparus ne doivent pas seulement être vus comme des déportés, des arbres déracinés, mais des racines de vie dans lesquels les générations futures puiseront l'énergie pour faire pousser un monde différent.
 
La vie et la mort, le bois de Buchenwald, la forêt de Compiègne, un résistant qui fût interné à Compiègne et déporté à Buchenwald, la cohérence est évidente.
 
L'exposition se compose d'une vidéo réalisée à Buchenwald, d'un violoncelle ayant appartenu au grand-père de Cyril de Commarque, d'une œuvre musicale interprétée par le prestigieux violoncelliste Adrian Brendel et de dessins sur toiles encadrés, le tout accompagné d'un livret réalisé par l'artiste.
 
Exposition du 9 juin au 4 septembre 2011

Les Noëls de guerre

A travers de nombreux documents et objets, images, cartes, témoignages, cette exposition unique en France rappelle les Noëls qu’ont pu vivre nos aïeux au cours des trois dernières guerres : 1870 , 1914-1918 et 1939-1945. 
Rosine Lagier, sans qui cette exposition n'aurait pas vu le jour, leur rend hommage.
 
Elle a précédemment été présentée au Mémorial de Caen, à la Citadelle de Besançon et à Gravelines.

Exposition du 27 Novembre 2010 au 31 Janvier 2011
 









Dessins de Georges Despaux, déporté à Buchenwald

Le Mémorial accueille jusqu'au 31 octobre une exposition de 80 dessins originaux de Georges Despaux, déporté à Buchenwald en 1944-1945.

Arrêté le 1er février 1944, il est envoyé au camp de Royallieu durant trois mois, puis déporté à Auschwitz par le convoi des Tatoués du 27 avril 1944. Transféré à Buchenwald, il y sera libéré en avril 1945. C'est pendant cette période qu'il se lie d'amitié avec Henri Vanmolkot, un Belge, à qui il donnera 180 dessins réalisés à Buchenwald: portraits de déportés, et scènes de la vie quotidienne dans le camp.
C'est Rik Vanmolkot, le fils d'Henri, qui rend hommage à l'ami de son père en réalisant cette exposition présentée en France pour la première fois.

Exposition du 25 avril au 31 octobre 2010






La part visible des camps
Photographies du camp de concentration nazi de Mauthausen
1938-1945

L’Amicale de Mauthausen confie au Mémorial de Compiègne la grande  exposition internationale inaugurée en juin 2005 à Paris (Archives Nationales) par le ministre de la Culture. Voulue et réalisée conjointement par les Amicales française et espagnole et le ministère autrichien de l’Intérieur, elle existe en plusieurs langues et parcourt depuis toute l’Europe.
 
Le cœur de l’exposition est constitué par le fonds exceptionnel de centaines de clichés du camp de Mauthausen en fonctionnement, prises par les SS, dérobées et sauvegardées au péril de leur vie par des détenus espagnols travaillant au laboratoire photographique du camp. Elle présente aussi des photos prises par les détenus espagnols libérés, puis celles prises par les libérateurs américains.
 
Ces images n’autorisent aucun regard innocent. Chacune d’elles doit être précisément contextualisée, et regardée en connaissance de l’identité et de l’intention du photographe. L’image témoigne, mais n’est jamais un document neutre.    
 
Exposition du 7 novembre 2009 au 11 avril 2010


Le convoi exceptionnel des déportés tatoués du 27 Avril 1944

ZoomA l'occasion du Congrès national de l’Amicale des déportés tatoués du 27 avril 1944 qui s'est tenu au Mémorial les 18 et 19 Avril derniers, nous recevons l’exposition réalisée par l'Association, qui retrace leur parcours de prisonniers, d’internés puis de déportés.
 
Ce parcours est exceptionnel dans l’histoire de la déportation, car au lieu d’être transférés dans un camp d’extermination par le travail, ou camp de concentration, destination administrative de tous les détenus dits « Politiques », ce convoi de 1655 hommes est envoyé vers … Auschwitz, camp d’extermination par le gaz pour tous les persécutés par le Reich : Juifs, tziganes…
 
Comme eux, les Français se voient tatouer leur matricule sur l’avant-bras gauche et subissent la même procédure de déshumanisation : déshabillage, désinfection, rasage, port de la tenue rayée. 

Quelques jours plus tard, ils sont transférés au camp de Buchenwald, puis pour 1000 d’entre eux au KL Flossenbürg, et répartis dans divers kommandos de travail. Les décès sont nombreux, car les conditions de travail et de détention sont inhumaines.
 
Seuls 798 de ces hommes survivront à la déportation et rentreront en France.
 
"Le Convoi exceptionnel des déportés tatoués du 27 avril 1944"
Exposition du 18 Avril au 18 octobre 2009


Ces objets qui nous parlent...

ZoomLe Mémorial de l’internement et de la déportation possède une collection d’une grande diversité composée d’œuvres, d’objets en deux ou trois dimensions et de documents écrits manuscrits ou publiés.
 
Cette collection aborde tous les champs de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale, et plus particulièrement les aspects de l’internement à Royallieu et la déportation dans les camps nazis.
 
Il est nécessaire de conserver cette collection dans les meilleures conditions pour en assurer sa transmission aux générations futures.
 
Pour donner cependant à voir et à comprendre l’histoire du camp de Royallieu, nous présentons une partie de cette collection. L’originalité de cette exposition est d’offrir la possibilité de dialoguer avec le passé, à travers des objets qui racontent leur histoire au public d’aujourd’hui.
 
L’enrichissement du Mémorial est le fait de la générosité de nombreux donateurs et prêteurs que nous tenons à remercier chaleureusement.
 

« Ces objets qui nous parlent… »
Exposition du 14 novembre 2008 au printemps 2009.

Il n'y a pas d'enfants ici - Auschwitz, Gross-Rosen, Buchenwald.

Exposition des dessins de Thomas Geve, enfant déporté dans les camps nazis, réalisée par l'Association française Buchenwald-Dora et Kommandos en partenariat avec le Mémorial du Maréchal Leclerc de Hauteclocque-Libération de Paris et Musée Jean Moulin.
Du 7 juin au 3 novembre 2008.

Thomas Geve a trois ans lorsque Hitler prend le pouvoir en janvier 1933. Son père, chirurgien juif, ne pouvant plus exercer, décide de quitter l'Allemagne après les pogroms de novembre 1938. Il rejoint l'Angleterre et tente d'y faire venir sa femme et son fils unique, Thomas, mais la guerre éclate en septembre 1939 et les frontières se ferment. Arrêté avec sa mère en juin 1943 à Berlin, Thomas Geve est déporté à Auschwitz. En janvier 1945, les Allemands évacuent le camp pour rejoindre ceux de Gross-Rosen puis Buchenwald, libéré le 11 avril 1945.

Après un mois à l'infirmerie, Thomas Geve réalise 79 dessins résumant ce qu'il a vécu durant ces vingt-trois mois d'horreur et de souffrance. Son oeuvre témoigne de la barbarie subie par les déportés et retrace de façon chronologique et précise les différents aspects du système concentrationnaire. En 1950, Thomas Geve part vivre en Israël où il demeure encore aujourd'hui.

L'exposition présente également des extraits de son livre Aufbrüche ainsi que deux films documentaires sur son parcours et celui de trois autres déportés, Léon Zyguel, Bertrand Hertz et Guy Ducoloné.

Tableau d'images

Le Camp de Compiègne-Royallieu

Exposition réalisée par le lycée Mireille Grenet de Compiègne.
Du 25 février au 4 juin 2008.

Poèmes et témoignages d'anciens déportés viennent enrichir l'histoire de la déportation, depuis l'arrestation et de l'internement en France jusqu' à l'arrivée dans les camps de concentration et d'extermination allemands.

Les lycéens rendent compte également de leurs visites et de leurs compréhension de différents lieux de mémoire.